Franz-Olivier GIESBERT : Le chevalier blanc du journalisme français
Personne ne peut l'ignorer, FOG a sorti "le livre politique" de l'année 2006, "La tragédie du Président", violent pamphlet contre les années Chirac, livre dans lequel l'image de Villepin est également serieusement écornée.
Omniprésent et multimédia, l'auteur ne cesse de vanter ses méthodes ("je note tout dans mon petit cahier à spirales") inspirées du journalisme américain ou britannique, selon lesquelles tout doit être publié, même, et surtout, le "off".
Pourtant, il me semble que la différence entre les méthodes qu'il vante et le journalisme de révérence pratiqué en France, ne réside pas dans cette transgression-là.
Elle réside plutôt dans la pratique du journalisme de meute, qui ne s'interdit aucunement d'assassiner avec des mots, mais préfere attendre que la victime soit déja à terre. Et c'est bien le cas de Chirac depuis le 29mai2005.
FOG aurait-il écrit son bouquin si le OUI l'avait emporté? Si Chirac avait été en mesure de se représenter? Il est à parier que l'écrivain-journaliste aurait pris son mal en patience.
En hurlant avec les loups, le Chirac-bashing étant actuellement très tendance dans le milieu journalistique, FOG perpetue cette tradition bien de chez nous, du cirage de godasses des puissants, et du passage à tabac du bouc émissaire désigné.
Et dernier élement à charge contre notre preux chevalier, Sarkozy est curieusement épargné dans cet ouvrage. En fidéle héritier du journalisme politique français, notre auteur profite largement de sa tournée promotionnelle pour vanter les qualités d'homme d'Etat du ministre de l'Intérieur. En attendant la fin de son hypothétique règne?
Omniprésent et multimédia, l'auteur ne cesse de vanter ses méthodes ("je note tout dans mon petit cahier à spirales") inspirées du journalisme américain ou britannique, selon lesquelles tout doit être publié, même, et surtout, le "off".
Pourtant, il me semble que la différence entre les méthodes qu'il vante et le journalisme de révérence pratiqué en France, ne réside pas dans cette transgression-là.
Elle réside plutôt dans la pratique du journalisme de meute, qui ne s'interdit aucunement d'assassiner avec des mots, mais préfere attendre que la victime soit déja à terre. Et c'est bien le cas de Chirac depuis le 29mai2005.
FOG aurait-il écrit son bouquin si le OUI l'avait emporté? Si Chirac avait été en mesure de se représenter? Il est à parier que l'écrivain-journaliste aurait pris son mal en patience.
En hurlant avec les loups, le Chirac-bashing étant actuellement très tendance dans le milieu journalistique, FOG perpetue cette tradition bien de chez nous, du cirage de godasses des puissants, et du passage à tabac du bouc émissaire désigné.
Et dernier élement à charge contre notre preux chevalier, Sarkozy est curieusement épargné dans cet ouvrage. En fidéle héritier du journalisme politique français, notre auteur profite largement de sa tournée promotionnelle pour vanter les qualités d'homme d'Etat du ministre de l'Intérieur. En attendant la fin de son hypothétique règne?

1 Comments:
tout à fait d'accord. je me rappelle que FOG était un courtisan de Chirac, du temps de sa splendeur.
hibernatus
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